Pour ces exilés, souvent traumatisés par de terribles violences, exposer son orientation sexuelle devant l’administration française reste une épreuve douloureuse.

Le 8 novembre 2017 est une date que Mamadi n’est pas près d’oublier. Ce jour-là, la vie du jeune Sénégalais (qui a souhaité conserver l’anonymat comme toutes les personnes citées par un prénom dans cet article) a basculé. « Mon copain était venu me rendre visite chez mon père. Quand nous sommes allés dans ma chambre, nous avons oublié de fermer la porte à clef. Une des femmes de mon père est venue nous chercher pour dîner, et nous a surpris en train de nous embrasser », raconte Mamadi, aujourd’hui âgé de 25 ans et demandeur d’asile en France.

