En visite dans quatre pays du continent, il a affirmé que l’accord conclu avec Kiev sur l’exportation de céréales était toujours valable.
La tournée africaine menée au pas de charge par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov – plus de 13 000 kilomètres en cinq jours – sonne comme une offensive de charme. Face à un continent menacé par la plus « grave crise alimentaire » de cette décennie, selon l’ONU, la Russie tente de rassurer ses partenaires africains.
« Les exportateurs de céréales russes respecteront toutes les obligations », a-t-il insisté, dès samedi 23 juillet, au Caire, en Egypte, première étape de son périple. Le même jour, l’armée russe avait bombardé le port ukrainien d’Odessa, en dépit de l’accord conclu la veille entre Kiev, Moscou et la Turquie. Le texte, signé à Istanbul, sous l’égide de l’ONU, est censé permettre la circulation, par des couloirs sécurisés, de 20 à 25 millions de tonnes de céréales bloquées en Ukraine depuis six mois et faciliter les exportations agricoles russes.
Selon M. Lavrov, les frappes russes ont visé uniquement des infrastructures militaires, « à une importante distance du terminal des céréales », a-t-il assuré lundi, à l’issue d’un entretien avec Denis Sassou Nguesso, le président de la République du Congo, où il s’est rendu après sa visite en Egypte.
Lire aussi Article réservé aux abonnés le monde Du Soudan au Mali, comment la Russie place ses pions en Afrique

