La SADC s’industrialisera en s’appuyant sur trois secteurs principaux : l’agro-industrie, l’industrie pharmaceutique et l’exploitation minière. Mais à part cela, il y a des secteurs connexes qui doivent alimenter le secteur principal. Julien Paluku Kahongya ministre RDCongolais avance que le secteur industriel sera le moteur du développement des pays de la zone SADC.

Les seize États membres de la SADC ont ciblé trois domaines prioritaires pour leur action conjointe. Industrie agricole, industrie pharmaceutique et industrie minière. Les secteurs essentiels forment les industries clées qui répondent aux besoins d’environ 400 millions de consommateurs dans la région de la SADC, formant le maillon d’une grande chaîne de secteurs essentiels à l’ensemble de la population de la SADC. que la RDC, à elle seule, constitue un marché de 470 millions de dollars en achat des produits pharmaceutiques importés chaque année”, a indiqué Julien Paluku Kahongya. Panéliste à la conférence annuelle de la Communauté de développement des États d’Afrique australe (SADC) organisée sous le thème “Investir dans l’industrialisation de la région SADC, gage de développement endogène”, comme un Titan, le ministre de l’Industrie du Congo Kinshasa, a développé les grands axes du Plan directeur d’industrialisation de la République démocratique du Congo. Un plan qui met en lumière la mise en place des Zones économiques spéciales (ZES) et l’industrie des batteries et véhicules électriques. Julien Paluku a insisté sur l’urgence de la création des infrastructures routières et ferroviaires qui permettent l’interconnexion des États et l’intensification des échanges. “Parce que même si nous devons industrialiser les pays SADC, il faut qu’il y ait beaucoup d’infrastructures qui soient mis en place pour assurer une interconnexion des zones industrielles pour permettre des échanges et à l’intérieur du pays et à l’intérieur des zones SADC”, a-t-il expliqué.

L’industriel, moteur de développement encore négligé dans l’espace SADC

Le ministre congolais de l’industrie et Chevalier universel de la paix durable a également esquissé la crise du blé née à la suite de la guerre en Ukraine. Pour Julien Paluku Kahongya, les 16 pays SADC doivent réfléchir sur la possibilité de combler les vides constatés depuis l’avènement de cette crise internationale. “Nous, Africains, nous pays membres de la SADC, devons-nous continuer à dépendre du blé ukrainien ou du blé russe parce que le conflit ukrainien a démontré qu’une carence du blé a suffi pour nous priver du pain”, s’est-il demandé. Il propose une réflexion axée sur les besoins futurs des États dans le monde pour engager une meilleure politique industrielle au sein de la zone SADC. “Nous devons réfléchir sur les besoins prochains des autres pour développer des filières que nous pourrions industrialiser. Par exemple, l’agriculture avec beaucoup d’éléments comme la filière fruits, la filière thé, la filière cacao, la filière arachides. Pour dire qu’il est possible de nous industrialiser pour éviter de continuer à importer des petites choses comme le cure-dents”, a-t-il souligné. Et Paluku de renchérir sur l’utilité d’élever les ministères en charge de l’industrie dans les pays SADC en ministères régaliens. Le cas de la RDC est préoccupant. Le pays n’alloue qu’un budget de 7 millions de dollars l’an au ministère de l’Industrie prenant en compte le fonctionnement du ministère, du secrétariat général et de tous les projets d’industrialisation de la République démocratique du Congo. Il est important que le leadership des pays SADC comprenne que l’industrialisation est le moteur du développement, a-t-il dit.

Un Fonds minier pour les générations futures

Le ministre Julien Paluku Kahongya a rappelé à l’attention du public de la SADC en général et celui de la République démocratique du Congo en particulier que “le gouvernement a créé un deuxième Fonds. C’est le Fonds minier des générations futures parce qu’on a estimé que le secteur minier est porteur de croissance mais il n’y avait pas un Fonds qui permettait effectivement de faire face aux besoins des générations futures”. Cette nouvelle agence fonctionne sous la tutelle du ministère des Mines et bénéficie d’une subvention ponctionnée sur la redevance minière. Ce Fonds qui doit aider à financer certains projets de développement qui feront face aux besoins des générations futures, est géré au niveau du ministère des Mines, a-t-il indiqué. “Ce sont des stratégies du gouvernement qui permettent, à côté d’autres fonds tels que le Fonds national d’entretien routier (Foner) qui est un Fonds qui permet justement de participer à la politique d’entretien de nos infrastructures routières, aideront la grande politique industrielle tant rêvée”, a précisé Julien Paluku

Un Fonds minier pour les générations futures

Le ministre Julien Paluku Kahongya a rappelé à l’attention du public de la SADC en général et celui de la République démocratique du Congo en particulier que “le gouvernement a créé un deuxième Fonds. C’est le Fonds minier des générations futures parce qu’on a estimé que le secteur minier est porteur de croissance mais il n’y avait pas un Fonds qui permettait effectivement de faire face aux besoins des générations futures”. Cette nouvelle agence fonctionne sous la tutelle du ministère des Mines et bénéficie d’une subvention ponctionnée sur la redevance minière. Ce Fonds qui doit aider à financer certains projets de développement qui feront face aux besoins des générations futures, est géré au niveau du ministère des Mines, a-t-il indiqué. “Ce sont des stratégies du gouvernement qui permettent, à côté d’autres fonds tels que le Fonds national d’entretien routier (Foner) qui est un Fonds qui permet justement de participer à la politique d’entretien de nos infrastructures routières, aideront la grande politique industrielle tant rêvée”, a ajouté le ministre de l’industrie de la RDC, Julien Paluku.

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