
A quelques semaines du début de la Coupe du monde 2022, les grandes manœuvres occultes et non occultes sont en cours. La plupart des footballeurs camerounais se ruent vers les villages éloignés au fin fond de la forêt équatoriale, à la recherche et à la rencontre des tradipraticiens. RFI a voulu savoir pourquoi ces footballeurs accourent auprès de ces vendeurs d’illusions et pour quels résultats.
Du correspondant RFI au Cameroun,
En ce lundi matin du mois de septembre 2022, il est 7h quelque part dans un village à plus de 300 kilomètres à l’Est de Yaoundé. La localité se réveille à peine d’une nuit difficile. En effet, une pluie torrentielle s’est abattue ici. Au centre du village, un mystérieux individu s’adonne à un curieux rituel depuis le lever du jour. Un fait pas étonnant pour les villageois, parce qu’il est de coutume de voir de temps en temps ce type de pratique ici. Autour de son cou, une kyrielle d’amulettes. En bandoulière, un sac en peau de bœuf. Sandalettes traditionnelles aux pieds, son accoutrement particulier attire l’attention. C’est le tradipraticien du village. Le meilleur dit-on. La prise de photos est interdite. Devant lui et à genoux, deux joueurs des Lions indomptables dont nous garderons l’identité anonyme. Que font-ils là ?

