Un accord de paix entre les forces rebelles et le gouvernement fédéral a été signé au début de novembre. Le conflit, commencé en novembre 2020, a fait de très nombreux morts et a déplacé quelque deux millions d’Ethiopiens.
Un mois après la signature d’un accord de paix entre les rebelles et le gouvernement fédéral éthiopien, environ 65 % des combattants rebelles ont été « désengagés » des lignes de front dans la région du Tigré, a annoncé le commandant en chef des forces rebelles, Tadesse Worede, samedi 3 décembre. « Nous avons commencé le désengagement et la relocalisation de nos forces des lignes de front, ça se passe bien », a assuré à la presse M. Worede.
Le commandant a toutefois évoqué la présence de « forces dans la région qui ne veulent pas la paix et sont des obstacles à la paix », en référence à l’armée érythréenne et aux forces régionales et milices de la région Amhara, qui ont épaulé l’armée éthiopienne dans le conflit qui a débuté en novembre 2020.
« Les problèmes qu’ils créent et les abus qu’ils commettent sur la population ne sont pas secrets, nous avons donc fait une pause à certains endroits » dans les opérations de désengagement, pour éviter qu’ils « poursuivent leurs atrocités sur la population », a-t-il ajouté. Une fois ces menaces écartées, « nous ferons [un désengagement] à 100 % », a-t-il assuré. Le général Tadesse a également fait savoir que les rebelles tigréens avaient « commencé à collecter [leurs] armes lourdes et à les rassembler en un endroit ».

