L’affaire qui oppose en justice AVC Construct de Madame Jeanine yanga et Modern Construction de Monsieur Harish Jagtani prend une autre tournure, après la découverte de nouveaux éléments qui frisent une tentative de « balkanisation » de la concession disputée entre les deux parties.

La partie demanderesse, AVC Construct, ne cache pas son étonnement à l’endroit du contrat d’emphytéose signé par le ministre en charge des affaires foncières, Molendo Sakombi, sur sa parcelle. Et par ce document, les services afférents ont échafaudé des combines dans le but de placer un supposé espace au nom de Monsieur Harish Jagtani, patron de Modern Construction, en plein milieu de la concession AVC, appartenant à la veuve Jeanine Yanga.
Pourtant, selon des sources proches de Madame Jeanine, qui représente la partie AVC, Harish avait plutôt acheté un terrain situé à plus d’un kilomètre de la concession disputée.
Dans l’une de ses correspondances à l’inspectorat général des services judiciaires et pénitentiaires, La défenderesse avait demandé la réinstallation de la société AVC Construct SARL sur sa parcelle sise N°8 du plan cadastral de Mont Ngafula à Kinshasa. Lettre dont la suite réservée par l’IG, a été le refus de cette demande. D’autre part, dans ses correspondances antérieures, le même IG Essabe s’était prononcé en faveur d’AVC construct. Mais d’un coup, sa logique a changé, qu’est-ce qui a déclenché ? Tremper ou duper. Nous y reviendrons.
La dernière réponse de l’Inspecteur général Essabe à l’avocat de AVC Construct qu’il n’y a aucun conflit autour de cette parcelle. Pourtant, en réalité, si, le conflit existe bel et bien, au point que les mesurages nouvellement repérés pourraient encoure accentuer l’affaire, tournant à la faveur de AVC.
De nouvelles dimensions repérées
Il se trouve qu’au départ, avec des mécanismes de mesurage de 1958, les dimensions de la concession de AVC Construct étaient enregistrées comme étant de 22 hectares, 20 ares et 47 centiares. En revanche, les mesurages satellitaires effectués dernièrement sur l’ordre du ministère des affaires foncières, ont trouvé, sur le même croquis de la parcelle, plus de 40 hectares. De toutes les façons, actuellement, l’on ne peut faire confiance qu’aux nouvelles méthodes basées sur la technologie.
Au même moment, la lettre fustigée de l’IG à l’avocat de AVC essaye de blanchir le ministre Molendo dans ce dossier. Dans une réaction donnée par les proches de la défenderesse, ceux-ci qualifient de « torchon » la dernière lettre de l’IG.
« Le ministre Molendo, au lieu de trouver la force dans l’authenticité et l’historicité des documents que lui et ses services ont fabriqué pour Mr Harish, il vient d’utiliser des mercenaires au sein de ses services pour produire un rapport soi-disant technique mis à la disposition de l’IG pour servir de soubassement à cette lettre que nous qualifions de torchon… », déclarent nos sources.
Pa ailleurs, les mêmes sources estiment que les personnes qui pourraient être trouvées trempées dans cette affaire subiront la rigueur de la loi, selon la volonté du président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, exprimée dans sa dernière adresse à la Nation. Elles ajoutent que l’Inspectorat général, par sa lettre, n’a fait que présenter de premières preuves que chercher le Chef de l’Etat pour pouvoir enfin utiliser son stylo rouge, et rayer les membres de l’exécutifs impliqués dans ces trafics d’influence

