En République Démocratique du Congo pendant que Jeanine yanga affronte Harish Jagtani dans un conflit foncier ; l’opérateur économique et homme d’affaires congolais Didace Kinuani vient d’être remis dans ses droits par la justice. L’homme est enfin réinstallé dans sa parcelle acquise depuis 2008, sur le boulevard du 30 juin au numéro 144 A, dans la commune de la Gombe. C’est une belle victoire pour l’homme d’affaires congolais déjà «désespéré» après un conflit qui l’oppose devant la justice, depuis quelques années, à la femme d’affaires libanaise Nawal, propriétaire des établissements Nawal Kdouh Entreprenariat (NKE).

M. Taleb Karim avait introduit une demande de réouverture des débats pour permettre à la succession de feue Nawal de présenter ses moyens de défense devant la Cour d’appel de Kinshasa/ Gombe.  

Et ce le samedi 7 janvier 2023, sans soubassement juridique, selon le camp Kinuani et outrepassant ses prérogatives, le commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, le Général Sylvano Kasongo, a ordonné l’installation en toute illégalité des libanais à la parcelle en conflit.

A l’issue d’un procès en appel, Didi Kinwani avait obtenu réparation après la spoliation de ses immeubles sur base des contrats falsifiés.

La justice a ordonné au conservateur des titres immobiliers de la Gombe, l’annulation de tous les certificats d’enregistrement et actes établis et obtenus en fraude au nom de NAWAL KDOUH ou de tout autre tiers de son chef. Cette expatriée devra payer à Didi Kinwani une bagatelle somme de 2.475.000 USD pour le manque à gagner causé et 2.000.000 USD à titre des frais de réaménagement des lieux.

Déboutés, les libanais à la base de ce théâtre cherchent de voies et moyens pour contourner la justice.

Plus d’un congolais alerte sur ces pratiques des expatriés qui s’adonnent parfois à ravir frauduleusement les propriétés congolaises.

Rappelons que Didace Kinuani avait acheté sa parcelle en 2008 et une famille libanaise va lui proposer un contrat avec des avenants qui n’ont pas été respecté après deux ans. Et du coup, le contractant va se livrer à la vente en cachette des appartements sans impliquer l’autre partie.

Le montant convenu dans l’avenant avant la signature du contrat n’a pas été respecté jusqu’à l’échéance du contrat.

Le propriétaire estimant qu’il est entrain de se faire escroquer entame une action en justice pour résilier le contrat. Mais le contractant a déjà construit l’immeuble de plus de 12 niveaux et a vendu les appartements sans impliquer le propriétaire de la parcelle.

Didace Kinwani indique aussi, à bien lire le deuxième avenant, le premier immeuble devait être fin prêt en juillet 2019 tandis que le second devrait l’être en octobre 2020. Mais sur terrain, aucun de deux ne donne l’air de d’être achevé maintenant. Par contre, était convenu dans cet avenant que le certificat d’enregistrement de la parcelle de Didi Kinuani mise grandement en valeur par madame Nawal, ne pouvait être changé qu’après la fin de tous les travaux.

Et de révéler: « Imaginez que ma partenaire est parvenue sur base de la photocopie en couleur de mon certificat d’enregistrement à se faire fabriquer 27 certificats pour les appartements inachevés. Sur un immeuble convenu à 3 niveaux, elle a ajouté deux autres niveaux sans m’en informer. Et quand je lui demande tout ça, elle m’amène en bateau. Quand je lui demande de me dire clairement la hauteur de son apport financier dans notre partenariat, elle en fait un tabou. Face à toutes ces manœuvres pour m’exproprier de ma parcelle, je l’ai traînée devant la justice surtout que l’article 4 alinéa 1 de l’avenant n°002 dont se vantent ses avocats, prévoit la résolution et ce, sans préjudices des dommages et intérêts ».

Un calvaire pour les propriétaires des appartements achetés au groupe Nawal

Ce lundi, 9 janvier 2023-La situation reste très tendue dans l’affaire opposant l’homme d’affaires Didi Kinuani aux propriétaires des appartements des des immeubles DIKIN/ Nawal situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
Alors que la Cour d’appel de Kinshasa Gombe avait décidé de réinstaller les propriétaires des appartements payés au groupe et à la succession Nawal, une autre police, a surgi les avant-midi de ce lundi 9 janvier pour déguerpir à nouveau ces occupants.

C’est un vrai calvaire pour ces personnes qui ont pourtant achetées des appartements chez le groupe Nawal.

« “Aujourd’hui aux alentours de 9 heures, il y a eu des échauffourées entre le camp Kinuani et nous, les propriétaires des appartements des immeubles DIKIN appartenant à la succession Nawal. Nous sommes arrivés pour entrer en possession de nos appartements conformément au jugement de la Cour d’appel. Malheureusement, quelques minutes plus tard, une autre police est arrivée, visiblement corrompue pour nous mettre à la porte alors que le dossier suit son cours normal. Nous demandons que la justice intervienne rapidement pour éviter qu’il puisse avoir mort d’hommes”, a dit un propriétaire.

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