en tout cas ce que pensent les enquêteurs français, selon le quotidien. Lucien Ebata, par ailleurs déjà mis en cause dans le scandale d’évasion fiscale « Panama Papers », a été mis en examen en octobre 2021 par le parquet national financier pour « manquement à l’obligation de déclaration de capitaux », « blanchiment » et « corruption active ». La suite d’une enquête de grande ampleur débutée en 2012 à son interpellation à l’aéroport de Roissy en possession de très fortes sommes d’argent non déclaré. Sur RFI, le gouvernement dénonce « une publication diffamatoire » et annonce que l’État va déposer plainte
Juriste formé au Canada et à Cuba, Lucien Ebata fonde Orion Oil en 2004, comme une société de trading de pétrole et de produits transformés. L’entreprise s’impose d’abord à Kinshasa, où elle installe son siège, en travaillant avec des négociants comme Glencore.
Elle devient ensuite un partenaire privilégié de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), à Brazzaville, dont elle revendrait aujourd’hui environ 10 millions de barils par an. Mais l’activité de l’entreprise et de son dirigeant sont au cœur d’une enquête menée depuis 2012 par les douanes françaises.
En France, le journal Libération a publié un article sur des enquêtes menées en France au sujet de l’entreprise de négoce pétrolier Orion Oil et de son dirigeant Lucien Ebata. Sert-elle à siphonner la compagnie pétrolière nationale au profit de ses dirigeants et de ceux du pays ? C’est en tout cas ce que pensent les enquêteurs français, selon le quotidien. Lucien Ebata, par ailleurs déjà mis en cause dans le scandale d’évasion fiscale « Panama Papers », a été mis en examen en octobre 2021 par le parquet national financier pour « manquement à l’obligation de déclaration de capitaux », « blanchiment » et « corruption active ». La suite d’une enquête de grande ampleur débutée en 2012 à son interpellation à l’aéroport de Roissy en possession de très fortes sommes d’argent non déclaré. Sur RFI, le gouvernement dénonce « une publication diffamatoire » et annonce que l’État va déposer plainte.
Juriste formé au Canada et à Cuba, Lucien Ebata fonde Orion Oil en 2004, comme une société de trading de pétrole et de produits transformés. L’entreprise s’impose d’abord à Kinshasa, où elle installe son siège, en travaillant avec des négociants comme Glencore.
Elle devient ensuite un partenaire privilégié de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), à Brazzaville, dont elle revendrait aujourd’hui environ 10 millions de barils par an. Mais l’activité de l’entreprise et de son dirigeant sont au cœur d’une enquête menée depuis 2012 par les douanes françaises.
Le groupe Orion, une société écran ?
Selon le dossier d’enquête cité par Libé, Orion serait au cœur d’un « système d’évasion de capitaux au moyen de porteurs de valises et d’une structure financière hautement complexe », passant par des « sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux dans le but d’escamoter le détournement des revenus du pétrole congolais et d’en masquer les bénéficiaires réels ».
Pour les enquêteurs, Orion n’apporterait aucune plus-value à la SNPC dans la vente de son pétrole ; elle lui surfacturerait même des produits raffinés à la revente, avec des marges pouvant atteindre 61%. Les

