En décembre 2017, la Russie adressa au Conseil de sécurité des Nations unies une demande d’exemption à l’embargo sur les armes alors imposé à la Centrafrique afin de pouvoir équiper deux bataillons des Forces armées centrafricaines [FACa]. Placée sous « procédure de silence », cette requête put aboutir, la France [mais aussi les États-Unis et le Royaume-Uni] n’ayant pas manifesté leur opposition.

Seulement, la livraison aux FACa de milliers d’armes légères, de 270 lance-roquettes RPG et d’une vingtaine d’armes anti-aériennes servit de prétexte à Moscou pour envoyer à Bangui des « instructeurs militaire civils », c’est à dire des mercenaires du groupe paramilitaire Wagner, que les Nations unies désignent par la formule « agents déployés bilatéralement ».

Depuis, et selon le Service européen de l’action extérieure [SEAE], dont relève la mission EUTM RCA, chargée de former les militaires centrafricains, le groupe Wagner aurait mis les FACa sous sa coupe, le tout sur fond d’une campagne d’influence anti-française.

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