Kigali, alors que le coup d’envoi de l’événement régional a été donné ce dimanche 18 juin 2023, à partir de Musanze, au Rwanda, la République démocratique du Congo ne prend pas part au 13ème exercice de commandement de l’EAC (East African Community), pourtant membre de l’organisation depuis mars 2022.

Par son absence, le Congo-Kinshasa apparaît comme ayant refusé de participer à l’effort de recherche de la paix dans la région que couvre la Communauté Est-Africaine. Par ailleurs, aucune raison n’est jusque-là avancée à ce sujet par Kinshasa.

Néanmoins, il sied de rappeler que depuis l’invasion (2021) du Nord-Kivu, est de la RDC, par les rebelles du M23, que les autorités congolaises accusent de bénéficier pleinement du soutien de l’armée rwandaise, la communication entre Kinshasa et Kigali semble ne plus passer.

En adhérant à l’EAC, la RDC espérait que le déploiement des forces armées régionales sur son territoire allait mettre fin aux violences dont se fait auteur la coalition rebelle M23-RDF. Depuis le début des déploiements, le commandement de l’EAC RF déclarait que les troupes n’avaient pas été mandatés pour combattre le M23. Un discours qui n’a été reçu que comme une déception à Kinshasa, qui souhaitait voir les contingents se battre aux côtés des Forces armées RD Congolaises (FARDC), contre les rebelles du M23-RDF.

Il y a quelques mois, la RDC a carrément critiqué la présence des troupes de l’EAC au Nord-Kivu. Néanmoins, dans ses discours, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a dédouané le contingent burundais qui, à l’en croire, agit différemment et respecte sa mission dans la zone où il est déployé, le territoire de Masisi.

Le Chef de l’Etat avait donné à l’EAC un moratoire allant jusqu’à la fin du mois de juin courant pour se racheter, en répondant favorablement à la volonté des Congolais, dont celle de faire face aux « ennemis de la paix » sur la ligne de front. À défaut de quoi ses soldats devraient regagner leurs pays respectifs. Mais, en attendant, lors des assises extraordinaires de Bujumbura du 31 mai dernier, la communauté a tenu à poursuivre le mandat des troupes jusqu’à six mois, soit de mars à septembre 2023.

D’après l’organisation de cet événement dénommé « Ushirikiano Imara 2023 » (Partenariat solide 2023), le but est de renforcer les capacités de la région en matière paix et de lutte contre le terrorisme. Surtout dans le contexte actuel sous lequel l’Afrique orientale est sous le joug de groupes armés et terroristes. Le cas du M23 à l’Est de la RDC et de l’ADF dans la même contrée, qui étend ses attaques en Ouganda.

L’événement a été lancé par les délégués civils, des forces armées et de la police des États membres de la Communauté d’Afrique de l’Est. L’Ouganda, le Kenya, le Rwanda (pays hôte), le Burundi et la Tanzanie sont représentés à ces assises.

Avec mongongo news

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