
La première journée du Sommet africain sur le climat a débuté avec le président du Kenya, SEM William Ruto, souhaitant la bienvenue aux délégués et au monde vers l’avenir, qu’il a défini comme l’une des opportunités pour l’Afrique de diriger le monde sur la voie d’une croissance verte. Il a dressé le portrait d’un continent doté d’immenses ressources en énergies renouvelables, en agriculture réparatrice, en transformation industrielle verte et en puits de carbone naturels.
L’Afrique, l’avenir :
Dans un discours d’ouverture convaincant au Sommet africain sur le climat, le président William Ruto du Kenya a ouvert la voie à un avenir dans lequel l’Afrique deviendra un leader mondial en matière de croissance durable et de gestion de l’environnement. Il a souligné les abondantes ressources renouvelables de l’Afrique, les pratiques agricoles réparatrices, le potentiel de transformation industrielle verte et la richesse inexploitée cachée dans ses puits de carbone naturels.
Exploiter les puits de carbone :
Le président Ruto a souligné l’importance des puits de carbone de l’Afrique en tant qu’actifs précieux qui devraient se refléter dans le PIB du continent. Ces réservoirs naturels de carbone recèlent un potentiel de croissance économique substantielle lorsqu’ils sont correctement pris en compte.
Autosuffisance en énergie propre :
Il a souligné la capacité de l’Afrique à atteindre l’autosuffisance énergétique grâce aux sources renouvelables. Prenant l’exemple du Kenya, dont 92 % de l’énergie est déjà renouvelable, il a révélé l’ambition du pays d’atteindre 100 % d’énergie renouvelable d’ici 2030 et d’établir un réseau de 100 giga watts alimenté entièrement par des énergies renouvelables d’ici 2040.
Libérer des minéraux verts :
Le président Ruto a souligné le potentiel transformateur des minéraux verts de l’Afrique. Il envisageait ces ressources non seulement comme un moyen de décarboniser l’économie mondiale, mais également comme des moteurs de croissance économique grâce à la transformation et à la fabrication à valeur ajoutée, transformant un actif de 11 milliards de dollars en une opportunité de marché de 7 000 milliards de dollars.
Système financier juste et équitable :
Pour réaliser cet avenir, le président Ruto a appelé à un système financier mondial juste et équitable. Il a préconisé de réduire le fardeau de la dette de l’Afrique, de réduire les coûts de capital élevés payés par les pays africains par rapport aux pays développés, de faciliter les flux d’investissement et d’éliminer les barrières commerciales.
Marche populaire et déclaration :
À l’extérieur du lieu du sommet, des organisations de la société civile, des communautés autochtones et des acteurs non étatiques ont défilé dans les rues de Nairobi. Ils ont présenté une Déclaration populaire appelant à des modèles de développement alternatifs qui s’éloignent des modèles de croissance économique coloniaux et du Nord. Ils ont exhorté le sommet à donner la priorité à la vision et au leadership de l’Afrique en matière de développement durable, à l’abri de toute influence extérieure indue.

