Trente-deux ans se sont écoulés depuis que le 16 février 1992, la population de Kinshasa a pris la décision de contester la dictature du président Mobutu, qui souhaitait maintenir son Premier ministre Nguz-AKarl-I-Bond. Se souvient Justin Moïse Kadima, député provincial, élu de la commune Kitambo à Kinshasa.
Suite à l’appel du Comité de Coordination des Laïcs, une association catholique laïque, des milliers de personnes de Kinshasa sont descendues dans la rue pour une manifestation pacifique appelée « marche de l’espoir ».
Avec le soutien de l’Église catholique, l’UDPS et plusieurs autres partis et groupes politiques d’opposition, dont l’USORAL (Union sacrée de l’opposition radicale et des alliés), suivront le CLC dans leur mobilisation.
La manifestation avait rassemblé catholiques, protestants et orthodoxes dans différents quartiers de la capitale congolaise, mais elle a finalement été brutalement réprimée par l’armée.
Le bilan de la répression n’est pas connue avec certitude. Selon les organisations de défense des droits de l’homme, 35 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées. De son côté, l’archidiocèse de Kinshasa avait annoncé une liste de 16 personnes grièvement blessées et 21 personnes tuées par balle.
Les sources officielles de l’époque faisaient état de 13 morts, certaines sources non officielles faisaient même état de centaines de morts.
Jeampy Alivision

