Kinshasa, le 3 mai 2025 – Il s’appelle Maxime Djoboke. Il est jeune, souriant, et vit avec la trisomie 21. Pendant longtemps, son avenir professionnel semblait incertain. Mais un jour, au centre Bondeko de Kinshasa, tout a changé. Le 21 mars 2025, alors que le monde célébrait la Journée internationale de la trisomie 21, une rencontre inattendue allait bouleverser sa vie.
Face à lui, Nathalie-Aziza Munana, ministre des Affaires sociales, des Actions humanitaires et de la Solidarité nationale. Touchée par son regard et par sa dignité tranquille, elle fait une promesse : lui offrir un emploi, un vrai, où il pourrait s’épanouir.
Un mois plus tard, promesse tenue. Le lundi 28 avril, Maxime franchit les portes du cabinet ministériel. Il ne vient pas pour une simple visite. Il vient y commencer une nouvelle vie. Reçu par la ministre dans son bureau, il découvre l’environnement de travail où il évoluera dès le 5 mai prochain. Un poste pensé en fonction de ses compétences, de ses forces, de ce qu’il sait faire – et dans lequel il pourra briller.
Un geste fort, bien au-delà des mots
Mais l’acte de la ministre ne s’arrête pas à l’inclusion professionnelle. Le vendredi 2 mai, Maxime reçoit, des mains du cabinet de la ministre et en présence de sa grand-mère, une enveloppe contenant l’équivalent de dix mois de loyer, y compris la garantie locative. Un soutien concret, destiné à assurer sa stabilité.
« L’inclusion, ce n’est pas une faveur, c’est un droit. Les personnes vivant avec un handicap ont leur place, pleinement, dans notre société », a déclaré le cabinet de la ministre. Son geste résonne comme un message fort à l’attention de toutes les institutions : l’humanité doit être au cœur de l’action publique.
Un élan de gratitude et d’espoir
Liliane Temuni, ambassadrice humanitaire de la Croix-Rouge de la RDC et vice-présidente de l’ONG Sans Frontière, marraine de Maxime, n’a pas caché son émotion :
« Je remercie Son Excellence pour ce geste rempli d’espoir. Elle vient de montrer que la politique peut aussi changer des vies. »
Henriette Mbanza, la grand-mère de Maxime, les larmes aux yeux, confie simplement :
« Que Dieu bénisse la ministre Munana. Aujourd’hui, mon petit-fils a un avenir. »
Un symbole pour toute une nation
Au-delà du destin individuel de Maxime, cette histoire est celle d’un pays qui avance. Un pays qui, à travers ses dirigeants, commence à reconnaître que chaque citoyen a une valeur, une voix, une place.
L’inclusion des personnes atteintes de trisomie 21 ne relève plus de la charité, mais de la justice. Et le geste de Nathalie-Aziza Munana pourrait bien marquer un tournant : celui où l’action sociale devient enfin un levier d’équité, de dignité et de transformation.
Ambassadeur Jeampy ALIVISION

