Le très attendu duel de titans entre Martin Bakole et Efe Ajagba, censé faire trembler la planète boxe, s’est soldé samedi par… un match nul. Oui, après dix rounds d’essais, de frappes molles et de promesses de KO, aucun vainqueur. Apparemment, la vraie baston, c’était entre les juges et leur bon sens.

Scores finaux : 95-95, comme deux élèves qui copient l’un sur l’autre pendant un contrôle. Une égalité parfaite, mais pas à cause de performances exceptionnelles — simplement parce que ni l’un ni l’autre n’a réussi à vraiment se réveiller.

Sur le ring, on a assisté à un échange d’amabilités version gants rembourrés : Bakole a balancé quelques droites façon « je veux mais j’ose pas », pendant qu’Ajagba, tel un mur de béton armé, encaissait plus qu’il ne répondait. Un combat acharné… contre l’ennui.

Ce non-résultat pourrait soi-disant « bouleverser les classements », à condition bien sûr que quelqu’un s’y intéresse encore. Car à part quelques fans égarés et les agents des deux boxeurs, personne ne savait qu’ils combattaient. Ou que le combat avait fini.

Le clou du spectacle ? La déclaration de Bakole :
« Je pensais avoir gagné le combat, mais c’est comme ça. Je vais demander à Son Excellence si je peux avoir la revanche. »
Traduction : « J’ai pas gagné, j’ai rien compris, mais je veux qu’on recommence — surtout si le chèque est le même. »

En résumé : dix rounds, zéro vainqueur, une revanche déjà en gestation, et des spectateurs qui mériteraient qu’on leur rembourse leur soirée. Bref, une masterclass en immobilisme sportif.

Jeampy

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