« C’est un moment important après trente ans de guerre. »

Sous forte pression diplomatique, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé, ce vendredi 27 juin, à Washington, un accord de paix visant à mettre fin au conflit meurtrier qui ravage l’est de la RDC depuis des décennies.

Médiatisé par les États-Unis et salué par le président américain Donald Trump comme une victoire diplomatique, cet accord suscite toutefois des critiques à Kinshasa. Beaucoup y voient une signature obtenue sous contrainte, dans un contexte où la RDC semble avoir été piégée par le rapport de force international et régional.

Le texte s’appuie sur une déclaration de principes adoptée en avril entre les deux pays. Il prévoit :

Le respect mutuel de l’intégrité territoriale.

L’arrêt immédiat des hostilités, notamment après l’offensive du Mouvement du 23 mars (M23).


La cérémonie de signature s’est tenue en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, de la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et de son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe.

L’accord engage la RDC à cesser de manière irréversible et vérifiable tout soutien étatique aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et aux milices associées, un point présenté comme une exigence majeure de Kigali.

Il inclut également :

Le désengagement et le désarmement des groupes armés non étatiques.

Une intégration conditionnelle de certains combattants.

La création d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire entre la RDC et le Rwanda.


Malgré les apparences d’un compromis, plusieurs analystes et responsables congolais dénoncent un accord signé dans la précipitation, sous la pression des puissances étrangères, laissant craindre que la RDC ait cédé sur des points stratégiques cruciaux.

Jeampy ALIVISION avec TRT

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