Kinshasa, 23 juillet 2025 L’artiste musicien congolais Héritier Wata, de son vrai nom Héritier Bondongo Kabeya, a été interpellé ce mardi par le parquet de Kinshasa/Gombe, à la suite d’une plainte relative à sa dernière œuvre musicale. En cause : la chorégraphie controversée baptisée « Magoda », présentée dans le clip de la chanson « Zala ».

La Commission nationale de censure des chansons et des spectacles (CNCCS) avait déjà interdit la diffusion du clip, estimant que la danse « Magoda » portait atteinte aux bonnes mœurs et pouvait avoir un impact négatif sur la jeunesse congolaise. Une décision qui, bien avant l’interpellation de l’artiste, avait suscité de vifs débats dans l’opinion publique.

Selon des sources proches du parquet, Héritier Wata est accusé d’outrage aux bonnes mœurs, un délit passible de sanctions pénales en République Démocratique du Congo. L’artiste est actuellement en détention provisoire dans les locaux du parquet de la Gombe, en attendant les suites de la procédure judiciaire.

Dans les milieux culturels, cette affaire ravive la tension entre liberté d’expression artistique et exigences de moralité publique. Pour Dédé Amuli, journaliste culturel basé à Kinshasa, cette interpellation traduit « un durcissement préoccupant de l’encadrement artistique au nom de la moralité ». Il souligne également que « cette affaire pourrait créer un précédent dans la manière dont les institutions congolaises encadrent les contenus musicaux et chorégraphiques ».

Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du côté de l’artiste ou de son équipe de communication. De son côté, la CNCCS maintient sa position et appelle les artistes à faire preuve de responsabilité sociale dans leurs créations.

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