En République démocratique du Congo (RDC), un remaniement ministériel semble désormais imminent. Des rumeurs circulaient depuis plusieurs semaines, mais elles se précisent. Selon plusieurs sources contactées par echospublics.net, le président Félix Tshisekedi a exprimé, lors du Conseil des ministres du 25 juillet 2025, son intention de remplacer certains membres du gouvernement.
C’est le chef de l’État lui-même qui a laissé entendre qu’un changement d’équipe se préparait. D’après Radio France Internationale (RFI), Félix Tshisekedi a annoncé qu’il procéderait à un renouvellement partiel de son gouvernement. Dès le début de la réunion, il a prévenu qu’il ferait une communication importante à la fin.
L’ambiance était studieuse. Selon plusieurs membres présents, le président Tshisekedi aurait déclaré que cette réunion serait la dernière pour certains d’entre eux. Il a évoqué un processus de « dégraissage ».
Moins de ministres, plus d’ouverture politique
Deux grandes orientations sont à noter : une réduction du nombre de ministres et une ouverture du gouvernement à d’autres forces politiques.
Ce remaniement s’inscrit également dans le cadre d’un engagement budgétaire pris auprès du Fonds monétaire international (FMI). Le gouvernement s’est en effet engagé à réduire de 30 % les budgets de fonctionnement des ministères et institutions, ainsi qu’à revoir à la baisse les rémunérations des mandataires publics et chefs d’institutions.
Un signal politique fort
Sur le plan politique, cette recomposition fait suite aux consultations menées il y a environ trois mois par le conseiller spécial du président en matière de sécurité. Elle intervient aussi après une série de rencontres entre Félix Tshisekedi et des membres de l’opposition, visant à constituer un front commun contre les violences persistantes dans l’est du pays.
Par ailleurs, le chef de l’État s’était montré critique, dès février dernier, à l’égard de certains cadres de l’Union sacrée, sa propre coalition. « Je n’ai pas vu beaucoup de monde monter au créneau pour appeler notre jeunesse à s’enrôler et défendre la patrie. Je suis désolé », avait-il déclaré lors d’une réunion avec les députés, sénateurs et responsables politiques de sa plateforme.

