Kinshasa, 29 juillet 2025 Le journaliste Vincent Muzungu a lancé une alerte publique à travers une note ouverte adressée à Louis Watum Kabamba, ministre de l’Industrie. Il y dénonce le non-paiement de plus d’une année de prestations de diffusion médiatique, assurées dans le cadre d’un partenariat formel avec le cabinet ministériel.
Un contrat resté lettre morte
Selon Vincent Muzungu, un accord de partenariat avait été conclu avec le cabinet du ministre pour la diffusion régulière des activités officielles. Ces contenus, souvent transmis à la dernière minute, étaient intégrés dans les grandes éditions malgré les contraintes techniques.
« Je ne viens pas quémander une faveur, mais réclamer ce qui m’est dû », écrit-il dans sa lettre, regrettant que ses nombreuses relances soient restées sans suite.
Une revendication légitime, pas une faveur
Le journaliste précise que le contrat était clair et que les tâches ont été exécutées en bonne et due forme. Pourtant, aucun paiement n’a été effectué à ce jour.
Il rapporte que les réponses reçues du cabinet, notamment du conseiller en communication, se limitaient à une phrase laconique : « Le cabinet n’a pas d’argent.
Un constat difficile à accepter, selon lui, surtout dans un contexte où les engagements publics doivent être honorés, aussi modestes soient-ils.
Un constat difficile à accepter, selon lui, surtout dans un contexte où les engagements publics doivent être honorés, aussi modestes soient-ils.
L’appel à la responsabilité sociale de l’État
« Nous avons des enfants, des familles. Le social prôné par le Chef de l’État commence par le respect des engagements », affirme-t-il.
Pour donner du poids à son message, Vincent Muzungu fait référence à la fable « Le Laboureur et ses Enfants » de Jean de La Fontaine, où le trésor n’est autre que le fruit du travail.
Mais ici, insiste-t-il, le labeur est resté stérile.
Ce qu’il faut retenir :
Journaliste concerné : Vincent Muzungu
Période impayée : une année entière de prestations médiatiques
Cadre : contrat de diffusion avec le cabinet du ministre de l’Industrie
Réclamations : multiples relances, aucune réponse concrète
Montant : qualifié de « modeste », non précisé
Réaction officielle attendue
Au moment de la publication, le cabinet du ministre Louis Watum Kabamba n’a pas encore réagi officiellement. Selon certaines sources proches du ministère, des discussions pourraient s’ouvrir sur les dossiers financiers restés en suspens.
Une interpellation sur fond de gouvernance
Cette affaire dépasse le simple cas personnel. Elle met en lumière les failles persistantes dans la gestion des partenariats entre les institutions publiques et les prestataires indépendants.
Alors que le ministre figure parmi les noms cités pour une reconduction, cette interpellation rappelle que la crédibilité d’un responsable public se juge aussi à la capacité de tenir parole, même sur des engagements mineurs.

