Réuni le 30 août 2025 à Kinshasa, le 2ème Congrès de l’Union Sacrée pour la Nation (USN) a marqué une étape importante dans la stratégie politique du Président Félix-Antoine Tshisekedi. Selon Julien Paluku, membre du Présidium de l’USN, l’enjeu dépasse la simple alliance électorale : il s’agit de bâtir enfin un système politique stable, qui a toujours fait défaut à la RDC depuis 1960.

La distinction est claire : si le pays s’inspire formellement d’un régime semi-présidentiel, il reste dépourvu d’un système politique cohérent intégrant les institutions, les acteurs et les dynamiques de pouvoir. L’échec de la cohabitation FCC-CACH en avait déjà révélé les limites.

Créée en 2020 par le chef de l’État, l’Union Sacrée se veut désormais une force politique durable capable de garantir la continuité du pouvoir et de l’action publique, à l’image de l’ANC en Afrique du Sud ou du CCM en Tanzanie. Objectif : rompre avec l’« éternel recommencement » qui fragilise les institutions congolaises à chaque alternance.

Le thème du Congrès, « Tous unis, écrivons l’histoire glorieuse de notre pays avec Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’Union Sacrée de la Nation », traduit cette volonté de fédérer les forces autour des valeurs républicaines et d’un projet de long terme.

Pour Julien Paluku, ce « système Fatshi » doit s’adapter aux réalités congolaises et permettre de stabiliser la gouvernance dans des secteurs clés : sécurité, économie, environnement, mines, infrastructures, urbanisme. Il appelle ainsi les indécis à rejoindre ce modèle « tropicalisé » pour éviter que le pays ne retombe dans ses travers historiques.

« La République a besoin d’un système politique solide et adapté à son contexte. C’est la condition pour bâtir une gouvernance émancipatrice et durable », conclut-il.

Jeampy ALIVISION

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