Le journaliste congolais Claude Pero Luwara, exilé en Belgique depuis 2022, affirme avoir été victime d’une agression violente devant son domicile de Tirlemont, en région flamande, le mercredi 27 août. Une enquête a tout de suite été ouverte par les autorités belges.
Invité sur le plateau du Journal Afrique de TV5MONDE, pansement sur le front et à la main droite et les yeux encore tuméfiés, le journaliste congolais raconte ce qui lui est arrivé : “Il est 19h exactement, j’arrive devant chez moi, je descends de la voiture et je récupère des colis. Je reçois un grand coup au visage, je tombe, et le temps de revenir à moi, sept ou huit personnes s’acharnent sur moi avec des armes blanches”.
Claude Pero Luwara explique avoir pu se dégager grâce à la pratique des arts martiaux et à l’intervention de ses voisins.
Selon lui, cette attaque s’inscrit dans un contexte de menaces persistantes, de la part du gouvernement congolais. Depuis mars, une récompense de quatre millions de dollars aurait été promise pour sa capture par les autorités congolaises, en la personne de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, qui l’accusent de soutenir le mouvement armé rebelle de l’AFC/M23.
“Ce n’est pas une estimation, c’est clair que c’est le régime de Kinshasa, mené par le président Tshisekedi, qui a organisé cet attentat”, a-t-il affirmé à notre antenne, tout en assumant la responsabilité de ses propos.
Claude Pero Luwara dit avoir déjà échappé à d’autres tentatives d’agressions : en Zambie, en Tanzanie et au Kenya avant de s’installer en Belgique. Il dénonce une “dictature” en République démocratique du Congo et appelle la communauté internationale à agir : “Je n’arrive pas à comprendre la complaisance que la France, la Belgique et d’autres démocraties ont à l’égard de monsieur Tshisekedi. C’est un dictateur, et son régime bénéficie pourtant de largesses »
Les autorités belges ont confirmé l’ouverture d’une enquête. Une des personnes impliquées dans l’attaque a été interpellée, mais la procédure reste pour l’heure au stade pré-juridictionnel. Le journaliste indique être désormais en contact avec la police et assure bénéficier de mesures de sécurité renforcées.
Malgré l’agression, le journaliste a tenu à souligner : “Je vais très bien, je suis vivant, c’est le plus important.”

