Pretoria, 5 septembre (ECHOS). Plusieurs opposants congolais n’ont pas pu prendre part au dialogue politique organisé en Afrique du Sud sous la facilitation de l’ancien président Thabo Mbeki, faute de visas délivrés par Pretoria, ont indiqué vendredi des sources proches du dossier.
Les autorités sud-africaines invoquent des considérations « administratives et sécuritaires ». L’opposition congolaise dénonce de son côté une tentative d’exclusion qui fragilise la représentativité du processus. Pretoria n’a pas réagi officiellement.
Le dialogue, consacré à la paix et à la sécurité, se poursuit jusqu’au 6 septembre, avec un accent particulier sur la situation dans l’Est de la RDC.
Le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila y participe. La délégation est conduite par le professeur Néhémie Mwilanya et comprend notamment André Kimbuta, Francine Muyumba et Félix Momat.
Ce dernier a déclaré que la présence du FCC traduit « un engagement constant dans les mécanismes continentaux de résolution des conflits ». Il a rejeté les critiques sur une supposée partialité de la médiation, estimant que « transformer la neutralité relationnelle d’un médiateur continental en soupçon de favoritisme traduit une vision étroite et politisée de la diplomatie ».
S’agissant des opposants privés de visas, il a rappelé que cette question relève « exclusivement des prérogatives souveraines de l’État sud-africain ».
La controverse sur les visas s’invite dans le processus, alors que les médiateurs africains cherchent à maintenir l’élan du dialogue en dépit des tensions.
Jeampy ALIVISION

