Explosion verbale à Madrid. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a laissé éclater sa frustration face à l’impuissance européenne dans le drame qui se joue à Gaza. Devant la presse, il a lâché une phrase sidérante : « Si l’Espagne possédait l’arme nucléaire, la situation serait différente. » Une confession brutale, qui dit tout de la rage contenue d’un dirigeant conscient des limites de son pays sur la scène mondiale.

Cette déclaration intervient alors que l’Espagne a rappelé son ambassadeur en Israël, un geste diplomatique rare qui traduit le fossé grandissant entre Madrid et Tel-Aviv. L’opération militaire israélienne dans la bande de Gaza suscite en Europe une avalanche de critiques, mais peu de réponses concrètes. Sánchez, par son aveu, souligne crûment cette contradiction : l’indignation, sans puissance, ne pèse pas lourd.

Dans ce contexte, certains observateurs n’hésitent plus à qualifier Benyamin Netanyahou de « Premier ministre voyou », accusant Israël de bafouer sans vergogne le droit international et les résolutions onusiennes. Sánchez, lui, ne franchit pas ce pas lexical, mais il souffle sur les braises d’un débat brûlant : jusqu’où l’Europe doit-elle aller pour faire plier un État qui agit en toute impunité ?

Cette sortie du chef du gouvernement espagnol, à la fois choquante et désespérée, révèle l’ampleur d’un malaise : celui d’une Europe réduite à commenter un conflit qu’elle n’a pas les moyens d’infléchir. L’arme nucléaire, fantasme ou tabou, devient ici le symbole amer d’une impuissance criante.

JA

Recent posts

Motivation de la Semaine

« L’actualité institutionnelle mondiale constitue le reflet des équilibres géopolitiques et des normes qui orientent la gouvernance internationale. »

JA