En suivant le parcours et les actions du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, une réflexion s’impose : pourquoi, depuis 2019, la République démocratique du Congo n’a-t-elle pas multiplié les choix de personnalités de haute moralité et de compétence avérée ?

Depuis sa nomination, M. Ngefa s’est illustré par une démarche axée sur la transparence et le respect de l’État de droit. Ses initiatives laissent entrevoir la possibilité d’une gouvernance basée sur l’intégrité. Pourtant, ce type de profil demeure rare dans l’équipe gouvernementale et au sein des institutions.

Deux hypothèses émergent :

Le président de la République, garant du choix de ses collaborateurs, porterait une part de responsabilité dans la nomination de personnalités parfois contestées.

Le système politique congolais, marqué par des alliances, compromis et équilibres partisans, limite l’émergence de dirigeants compétents et intègres.

Au final, la question n’est pas seulement de savoir si le problème vient d’un individu ou d’un système : il s’agit d’analyser comment la RDC peut dépasser ses blocages structurels afin de répondre aux aspirations de développement et de justice de sa population.

Jeampy Alivision

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