Kinshasa, 18 septembre 2025. En pleine tempête politique autour de pétitions visant certains membres du Bureau de l’Assemblée nationale, le parti congolais Agir Ensemble prend position. S’il réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi et au ministre Guy Loando Mboyo, figure montante de l’Union Sacrée de la Nation (USN), il met en garde contre des dérives susceptibles d’ébranler la cohésion de la majorité présidentielle.
Dans sa déclaration, le parti salue le droit constitutionnel des députés de recourir à la pétition, qualifié de « pilier de la démocratie congolaise ». Mais il avertit que ce mécanisme doit rester encadré par les textes et procédures de l’USN afin d’éviter toute instrumentalisation politique dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et institutionnelles.
L’attention est particulièrement portée sur la mise en cause du professeur Jacques Djoli, rapporteur du Bureau, dont Agir Ensemble dénonce l’« injustice ». Présenté comme un « trait d’union rare entre le monde scientifique et politique », il symboliserait, selon le parti, la dérive d’une procédure qui risque de miner la crédibilité de l’Assemblée et de la coalition présidentielle.
Au-delà du cas Djoli, Agir Ensemble critique une « confusion entre l’exercice des fonctions publiques et les ambitions personnelles », accusant certains cadres d’utiliser les ressources de l’État à des fins de promotion individuelle.
En réitérant son appui à Tshisekedi et à Guy Loando, le parti appelle à plus de discipline et de responsabilité au sein de l’Union Sacrée. Une sortie qui illustre la fragilité des équilibres politiques au sein de la majorité présidentielle, à un moment où la RDC tente de conjuguer réforme de l’État, unité nationale et lutte contre l’insécurité dans l’Est.
Jeampy ALIVISION

