En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, le président congolais Félix Tshisekedi a surpris l’auditoire par une déclaration inattendue. Il a affirmé qu’il n’hésiterait pas à soutenir la candidature de Donald Trump au prix Nobel de la paix si l’ancien président américain parvenait à mettre fin au conflit qui oppose la République démocratique du Congo (RDC) au Rwanda depuis plus de trois décennies.
« Quatre présidents américains se sont succédé sans réussir à ramener la paix. Si le président Trump y parvient, je serai le premier à proposer sa candidature au Nobel », a lancé Tshisekedi, plaçant ainsi la question de la paix dans l’est de la RDC au centre de l’agenda international.
Cette sortie interpelle Washington sur son rôle stratégique en Afrique centrale, où les violences récurrentes dans l’Est congolais continuent de déstabiliser la région des Grands Lacs.
Réactions contrastées
Les propos du chef de l’État n’ont pas manqué de susciter des réactions.
Le Dr Shirandi, sur X (ex-Twitter), a critiqué la démarche :
> « Au lieu de se battre pour protéger sa propre maison dont il est le chef, il supplie un autre père de venir résoudre les conflits internes de sa maison et ses différends avec les voisins. »
Une manière, selon lui, de souligner que la responsabilité première revient au leadership congolais.
Un signal diplomatique
De son côté, l’analyste Kayembe Crever a tenu un discours plus radical. Selon lui, « Paul Kagame est un robot fabriqué par les Américains. Il n’y a que les États-Unis qui détiennent les codes pour le neutraliser, tout comme ils l’avaient fait jadis avec Jonas Savimbi en Angola. »
Qu’on l’approuve ou qu’on le critique, la déclaration de Félix Tshisekedi a le mérite de replacer la crise congolaise dans les débats internationaux. En sollicitant une implication plus directe de Washington, Kinshasa espère peser sur la recherche de solutions durables dans une guerre qui n’a que trop duré.
Jeampy Alivision

