Selon John Tshigombe Lukusa, l’actuelle agitation autour de la succession au perchoir de l’Assemblée nationale ne serait qu’un écran de fumée. Derrière cette prétendue rivalité se cacherait en réalité une alliance familiale et stratégique entre Vital Kamerhe et Aimé Boji. C-NEWS met quiconque au défi d’apporter la moindre preuve capable de contredire cette affirmation.
En RDC, nul n’ignore que la politique est trop souvent marquée par le clientélisme, le copinage, les arrangements de couloir et un vagabondage idéologique permanent. Beaucoup tombent dans les pièges de la manipulation, oubliant qu’au Congo-Kinshasa, les postes clés reviennent presque toujours aux familles des décideurs. C’est une réalité ancienne, et elle demeure intacte.
Or, les habitants de Bandalungwa-Adoula le savent : Kamerhe et Boji sont non seulement des alliés, mais aussi des beaux-frères soudés depuis des années. Leur relation est fondée sur des liens familiaux forts, consolidés depuis le début de leur parcours politique. Tout indique qu’ils se protègent mutuellement, et qu’aucune stratégie n’aboutira jamais à une véritable rupture ou à une neutralisation politique entre les deux hommes.
Leur proximité est telle que leurs propres enfants, unis par un lien du sang, ne concevraient jamais que leurs pères se livrent une guerre politique pouvant fracturer la famille. Dans ce contexte, l’intérêt familial prime sur l’intérêt partisan.
Dès lors, remplacer Vital Kamerhe par Boji à la présidence de l’Assemblée nationale revient à changer la vitrine sans toucher au système : du « blanc bonnet, bonnet blanc ». Croire qu’un tel remplacement nuirait à Kamerhe relève de la naïveté. Il ne s’agit en réalité que d’un simple jeu de rôles, une diversion stratégique destinée à donner l’illusion d’un affrontement, alors que les deux hommes avancent main dans la main.
Si Boji venait à occuper ce poste, le pouvoir resterait dans le même cercle. Le perchoir deviendrait de fait la propriété politique de deux familles alliées, aux intérêts convergents. Dans un paysage politique congolais miné par la trahison et le nomadisme, cette nomination ne profiterait qu’au clan Kamerhe–Boji et à leurs réseaux.
Car au fond, il n’existe pas « d’anciens beaux-frères » lorsque les enfants, le sang et les intérêts sont en jeu.
Jeampy ALIVISION

