Kinshasa – Trois hauts gradés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été radiés définitivement de leurs fonctions à la suite d’accusations graves de haute trahison et de leur implication présumée dans une tentative de renversement des institutions de l’État dirigé contre le président Félix Tshisekedi.
Les officiers concernés sont :
le général Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général des FARDC ;
le lieutenant-général Franck Buamunda Ntumba (également connu sous le nom de Franck Bua Munda Ntumba), ancien chef de la Maison militaire du chef de l’État ;
le général de brigade Benjamin Katende Batubadila, officier supérieur affecté aux opérations de sécurité.
Selon les autorités, ces mises à l’écart s’inscrivent dans un vaste mouvement de purge au sein de l’armée congolaise, qui a déjà conduit à l’exclusion de plus de quinze autres officiers pour des motifs analogues. Le contexte sécuritaire est particulièrement tendu dans l’Est du pays, où les affrontements avec le mouvement rebelle M23 s’intensifient, ce qui renforce la détermination de Kinshasa à « séparer le bon grain de l’ivraie », selon un haut responsable militaire.
La décision de radiation marque un tournant dans le contrôle du commandement militaire : non seulement elle traduit une volonté de réagir face à une menace interne à la chaîne de commandement, mais elle sert également d’avertissement à d’autres officiers qui pourraient envisager de s’ériger en relais d’une dynamique de déstabilisation
Jeampy ALIVISION

