Kinshasa – Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya Katembwe, a vivement réagi aux déclarations du président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Monseigneur Fulgence Muteba, relatives à un supposé accord de partenariat stratégique de 99 ans entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis.
Lors d’une prise de parole publique, M. Muyaya a dénoncé ce qu’il qualifie de « contre-vérités », assurant que l’accord évoqué ne lie nullement la RDC pour une durée de 99 ans, ne prévoit aucun bradage des ressources naturelles du pays et ne porte pas atteinte à la souveraineté nationale. « Il n’existe aucun engagement de cette nature », a-t-il martelé, appelant à une lecture rigoureuse et responsable des textes officiels.
Selon le porte-parole du gouvernement, le partenariat en question s’inscrit dans une logique de coopération stratégique fondée sur la transparence, la réciprocité et le respect des intérêts congolais. Il a précisé que cet accord vise notamment à renforcer les capacités institutionnelles, économiques et sécuritaires de la RDC, dans un contexte régional marqué par une instabilité persistante, en particulier dans l’Est du pays.
M. Muyaya a également insisté sur la responsabilité des leaders d’opinion et des institutions morales dans le traitement de l’information, soulignant que certaines déclarations publiques pourraient alimenter la confusion au sein de l’opinion nationale. « Dans un contexte sécuritaire aussi sensible, la prudence et la vérification des faits sont essentielles », a-t-il déclaré.
Allant plus loin, le porte-parole du gouvernement a invité Monseigneur Fulgence Muteba à un débat public afin de « clarifier les faits » et de permettre aux citoyens de mieux comprendre les contours réels de cet accord de partenariat. Une initiative présentée comme un exercice de transparence démocratique.
Du côté de la CENCO, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée au moment de la publication de cet article. L’intervention de Patrick Muyaya relance toutefois le débat sur la gouvernance des ressources naturelles, la diplomatie économique de la RDC et le rôle des acteurs religieux dans l’espace public.
JA

