Un nouveau drame migratoire a endeuillé la communauté congolaise. Seize ressortissants de la République démocratique du Congo, dont une fillette âgée de seulement trois ans, ont perdu la vie le 18 mars 2026 au large des Comores, alors qu’ils tentaient de rejoindre l’île française de Mayotte.
Selon les premiers témoignages recueillis, les victimes faisaient partie d’un groupe de migrants engagés dans une traversée clandestine particulièrement risquée dans l’océan Indien. Leur embarcation, opérée par des passeurs, aurait été abandonnée en pleine mer après que ces derniers leur ont fait croire qu’ils étaient arrivés à destination.
Un survivant, originaire de Goma, a livré un récit poignant des circonstances du drame. Il explique avoir fui sa région en raison de l’insécurité persistante liée à l’avancée des rebelles de l’AFC/M23. Comme de nombreux autres migrants, il espérait trouver refuge et de meilleures conditions de vie à Mayotte, territoire français devenu une destination fréquente pour les traversées irrégulières dans la région.
Le voyage, entamé dans des conditions précaires, s’est rapidement transformé en cauchemar. Livrés à eux-mêmes en pleine mer, sans assistance ni repères fiables, plusieurs passagers n’ont pas survécu à la dérive.
Ce drame relance une fois de plus la question des réseaux de passeurs opérant dans la région et des dangers extrêmes auxquels s’exposent les migrants en quête d’un avenir meilleur. Il met également en lumière la situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans l’est de la RDC, qui pousse de nombreux citoyens à prendre des risques désespérés.
À ce stade, les autorités locales et internationales n’ont pas encore communiqué de bilan officiel détaillé ni sur l’identité complète des victimes. Une enquête pourrait être ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie.




