Plusieurs pays comme le Togo ou le Bénin ont suspendu ou interdit la transhumance transfrontalière, le vol de bétail étant vu par ces États comme une source de financement du terrorisme. Mais le Ghana, comme la Côte d’Ivoire, n’a pas souhaité bloquer les commerçants de bétail venus du Sahel, qui voyagent souvent au péril de leur vie.
homme s’est fait agresser. On lui a demandé de payer une énorme somme d’argent. Nous avons voulu déposer plainte », mais l’homme a refusé, se souvient Issah Amartey.
Souvent, ces vols sont réalisés par des terroristes qui se financent grâce à la revente de bétail. Comment sécuriser le commerce de bétail ? « Le Ghana ne peut pas agir seul, juge Issah Amartey. On devrait prendre des mesures au niveau de la Cédéao. »
Contacté par RFI, le gouvernement ghanéen explique respecter le protocole de la Cédéao sur la transhumance, mais admet qu’il est difficile de surveiller tous les transhumants et leurs mouvements

