À Bamako, pendant que certains savouraient leur thé en paix, d’autres, visiblement nostalgiques des vieilles habitudes comme les élections, se sont entassés à la Maison de la Presse ce dimanche 4 mai. Leur revendication ? Rien de bien original : simplement protester contre la brillante idée de dissoudre les partis politiques – ces clubs de bavards – et contre le projet visionnaire de confier un mandat présidentiel de cinq ans au général Assimi Goïta… sans les tracas électoraux, bien sûr.

Il faut dire que l’idée séduit : quoi de mieux que de gagner une présidentielle sans même avoir à acheter des affiches ? Quant à la Constitution, cet objet poussiéreux, certains osent encore penser qu’elle a son mot à dire. Les Jeunes leaders, eux, ont visiblement raté le mémo : la démocratie, c’était bien, mais ça, c’était avant.

Après les vieux politiciens samedi, les jeunes ont donc pris le relais dimanche. La relève est là, armée de slogans et d’un humour involontaire : réclamer un retour à l’ordre constitutionnel dans un pays où l’ordre est devenu synonyme d’ordonnance.

Mali: nouvelle manifestation en faveur du retour à l’ordre constitutionnel à Bamako

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