Katmandou, Népal. Le Népal sombre dans le chaos politique et social. Au lendemain de la démission du Premier ministre Sharma Oli, de violentes manifestations ont éclaté dans la capitale, culminant avec l’incendie du parlement par des protestataires en colère.

Selon les autorités, 19 personnes ont perdu la vie lors des affrontements qui ont précédé l’attaque du bâtiment. La contestation s’est amplifiée après la décision du gouvernement de bloquer l’accès aux réseaux sociaux, une mesure jugée autoritaire et liberticide.

Dans ce climat d’extrême tension, plusieurs membres du gouvernement ont été directement pris pour cibles. Le ministre des Finances a été agressé en pleine rue par un groupe de manifestants. La ministre des Affaires étrangères et son mari ont, quant à eux, été violemment tabassés dans leur résidence par une foule en colère. Ces attaques traduisent un profond rejet d’une classe politique perçue comme déconnectée et incapable de répondre aux attentes de la population.

Les forces de sécurité, débordées par l’ampleur des violences, ont été déployées massivement autour des institutions encore intactes. La communauté internationale a exprimé sa vive inquiétude et appelé au calme. Plusieurs ONG locales alertent sur le risque d’une escalade incontrôlable, alors que les partis peinent à s’entendre sur la formation d’un nouveau gouvernement.

Le Népal, déjà marqué par une instabilité chronique depuis l’abolition de la monarchie en 2008, traverse l’une des crises les plus graves de son histoire récente, où la légitimité même de l’État semble vaciller.

Jeampy ALIVISION

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